Histoire d’attendre : Stockel
Quand les chevaux ont laissé place aux avions
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Fermez les yeux et imaginez… À la place des résidences et des commerces, des chevaux galopent devant des tribunes bondées. Les Bruxellois arrivent en tram pour assister aux courses. On vient à Stockel pour parier, se promener et prendre l’air aux portes de la forêt de Soignes.
Au début du 20e siècle, Stockel est encore un village à l’écart de Bruxelles. Un hameau entouré de champs et de chemins creux. Puis un hippodrome s’y installe. Le quartier change de rythme. Des cafés ouvrent. Des hôtels apparaissent. Les rues s’animent les jours de courses.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là.
En 1910, le champ de courses devient aussi un aérodrome. À l’occasion de l’Exposition universelle, les premiers avions décollent depuis Stockel. Les appareils survolent les tribunes sous les yeux émerveillés des spectateurs. Bruxelles découvre alors un monde nouveau : celui de l’aviation.
Aujourd’hui, hormis quelques noms de rue, peu de traces rappellent cette époque. Pourtant, Stockel reste un quartier en mouvement. Le tram y passe toujours. Le métro aussi. Et sur les murs de la station, Tintin accompagne votre attente.
Derrière son visage commerçant et paisible, Stockel cache donc un passé inattendu. Celui d’un quartier où l’on venait autrefois voir courir les chevaux… et voler les hommes.