Histoire d’attendre : Bervoets
Quand les mots deviennent des armes
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Marguerite Bervoets est l’une des plus grandes figures de la Résistance belge. Mais ce que vous ignorez peut-être, c’est qu’elle était aussi une poétesse.
Née en 1914 à La Louvière, Marguerite écrit ses premiers poèmes dès l’enfance. À dix-huit ans, elle publie un premier recueil.
Après des études de philologie romane à l’ULB, elle devient professeure de français à Tournai et prépare une thèse de doctorat. Tout semble la destiner à une vie consacrée aux livres.
Et puis la guerre éclate. Refusant de rester spectatrice, elle rejoint la Résistance.
Elle s’engage d’abord par ses écrits, avec son poème Après, puis rapidement par ses actes. Elle rédige un journal clandestin, La Délivrance, recueille des renseignements et participe à plusieurs actions de terrain.
Arrêtée en mission en 1942, elle est déportée en Allemagne. Avant son exécution, elle laisse une dernière lettre, devenue célèbre. Elle y écrit : « J’ai péri pour attester que l’on peut à la fois aimer follement la vie et consentir à une mort nécessaire. »
Aujourd’hui, son nom s’affiche sur une rue de Forest et vous accompagne à bord du bus. Il rappelle qu’une plume peut avoir autant de force qu’une arme.