Histoire d’attendre : Simonis
Le terminus d’un conteur
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Il n’a que 19 ans lorsqu’il quitte Liège pour l’Italie. À Rome et à Bologne, Eugène Simonis apprend à regarder. Un geste, une posture, une expression. Il observe comment les sculpteurs donnent vie à la pierre. Puis il ramène ce savoir en Belgique.
Simonis façonne littéralement le paysage belge et bruxellois. Ses statues ornent les places, les façades et les églises. Des apôtres, des figures historiques, des lions monumentaux qui veillent sur la colonne du Congrès. Des sculptures qui racontent la force, la foi et l’histoire de la ville.
Sur la place Royale se dresse son œuvre la plus connue : Godefroid de Bouillon, un cavalier à cheval. Une statue massive en bronze. Un héros qui domine la ville.
Simonis s’éteint le 11 juillet 1882, jour de son anniversaire. Plus tard, Bruxelles donne son nom à la place où il a vécu et travaillé toute sa vie. Un hommage à l’artiste qui a contribué à lui donner son visage. Sur la place, sa présence veille : on peut encore y voir son buste, qu’il a d’ailleurs réalisé de ses mains.