Histoire d’attendre : Congrès
Quand la Constitution devient monument
Publié le
La Constitution, on l’imagine couchée sur le papier. À Bruxelles, elle se dresse aussi sous la forme d’un monument : la Colonne du Congrès.
Vingt ans après l’indépendance de 1830, ce monument est érigé pour raconter la naissance du pays. Il suffit de s’en approcher pour voir l’histoire apparaître.
Les grandes dates de la Révolution belge sont gravées dans la pierre. Les noms des membres du Congrès national et du Gouvernement provisoire aussi. Même les principaux articles de la Constitution y sont inscrits. Et en son sommet, la statue du premier Roi des Belges domine la ville.
Aux quatre coins du socle, quatre grandes statues veillent sur cet héritage. Elles représentent les libertés fondamentales garanties par la Constitution : la liberté des cultes, d’association, de l’enseignement et de la presse.
À l’avant, deux lions en bronze montent la garde. Sculptés par Eugène Simonis, qui a donné son nom à la station de métro, ils semblent protéger ces libertés depuis plus de 160 ans.
Derrière une petite porte en bronze, un escalier en colimaçon de 193 marches grimpe jusqu’au sommet de la colonne. Une autre façon de découvrir ce monument… de l’intérieur.
En 1922, un nouveau symbole vient s’ajouter à ce lieu de mémoire : la Tombe du Soldat inconnu est installée à son pied. Depuis, la colonne ne célèbre plus seulement la naissance de la Belgique. Elle rend aussi hommage à celles et ceux qui l’ont défendue.
La prochaine fois que vous passerez par l’arrêt Congrès, levez les yeux. Les lions sont toujours là. Les quatre Libertés aussi. Un rappel silencieux de ce qui, encore aujourd’hui, constitue les fondements de la Belgique.