Histoire d’attendre : Andrée De Jongh
À chaque arrêt son histoire
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Derrière chaque nom d’arrêt se cache un morceau de l’histoire, de la géographie ou de la culture bruxelloise. Avec « Histoire d’attendre », nous explorons l’origine des noms d’arrêt pour vous faire (re)découvrir la ville au fil de nos lignes.
Andrée De Jongh
Cet arrêt se trouve près de la rue Andrée de Jongh, nommée en l’honneur de cette héroïne de la Résistance.
Andrée de Jongh naît le 30 novembre 1916 à Schaerbeek et décède le 13 octobre 2007 à Bruxelles, à l’âge de 90 ans.
De Jongh est devenue une légende de la Seconde Guerre mondiale pour avoir aidé des aviateurs à s’échapper d’une Belgique occupée par les nazis.
À l’âge de 24 ans, en 1941, elle crée et dirige la ligne d’évasion Comet, un réseau qui aidait les aviateurs à voyager de la Belgique à travers la France, pour arriver en sécurité en Espagne. Son rôle dans cette opération lui a valu le surnom de « Dédée » (petite maman).
Ses efforts ont directement permis à 118 aviateurs d’échapper en toute sécurité, avec plus de 300 autres suivant la route qu’elle avait établie. La route était longue et périlleuse, nécessitant une organisation minutieuse pour secourir les soldats tombés, fournir de l’aide médicale, et organiser de fausses identités et des maisons sûres le long du trajet. Malgré les dangers, elle a continué cette mission jusqu’en 1943, lorsqu’elle fut capturée et envoyée au camp de concentration de Ravensbrück.
Après la guerre, Andrée de Jongh a continué à se consacrer à l’aide humanitaire. Elle a travaillé dans des hôpitaux de lépreux au Congo belge et en Éthiopie. En 1985, elle fut nommée comtesse belge pour ses extraordinaires contributions pendant et après la guerre.